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concessionnaires automobiles: mises en demeure et menaces de rupture de contrats

Des concessionnaires automobiles, ayant déposé leurs dossiers au niveau du comité interministériel, viennent de recevoir, de la part de leurs partenaires constructeurs, des mises en demeure et des menaces de rupture de leurs contrats de représentation.

Selon des sources fiables, les raisons invoquées par les constructeurs sont liées à l’incapacité des concessionnaires de donner une date précise quant à la reprise de l’activité d’importation . Cette situation, dont le premier responsable n’est autre que le comité technique, est en train de provoquer un désastre chez ces opérateurs. Il est aujourd’hui plus qu’urgent que des décisions salutaires soient prises très rapidement.

Ces opérateurs, aujourd’hui dans une situation extrêmement fragile, se voient obligés de payer des dizaine voire des centaines de milliers de dollars de frais auprès de leur constructeur pour le simple raison qu’ils ont anticipé sur l’obtention de l’agrément  et ont commandé des véhicules; Ils ont cru en la bonne fois du ministère de l’industrie après la promulgation du cahier des charges 227/20. Erreur fatale dès lors que les véhicules restent toujours bloqués au niveau des parcs et ports en Asie avec des frais qui augmentent chaque jour .

Aujourd’hui, les concessionnaires refusent catégoriquement cette situation ainsi que les notifications hors délai qu’ils vont recevoir , (si notification il ya) car disent-ils, elles sont basées sur des arguments erronés de la part des directeurs de l’industrie et des mines de wilayas  ( DIM).

« Nous agirons pour défendre nos droits, selon ce que permet la loi. Nous demandons un réexamen de nos dossiers tout en respectant les lois de la république et le cahier des charges « , disent-ils

Près 400 milliards de cts de pertes en une année

Les 58 concessionnaires ayant déposé leur dossiers pour l’obtention d’agréments auprès du comité techniques auraient perdu près de 400 milliards de centimes en frais de fonctionnement depuis la promulgation, par l’ancien ministre Ferhat Aït Ali,, du cahier des charges 227/20 relatif à l’activité d’importation et de commercialisation des véhicules.

Par un simple calcul, le concessionnaire perd à peu près 5 millions de dinars par mois et ce depuis Septembre 2020 jusqu’ a nos jours ( 13 mois) . Si on rajoute les frais liés aux investissements colossaux relatifs aux structures, équipements et autres parcs de stockage, je vous laisse le soin de faire les calculs .

A qui profite cette situation? Quelle est cette image que nous transmettons aux investisseurs étrangers ?

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Nadir Kerri

Journaliste spécialisé en Automobile/Directeur de Publication Autojazair

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