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Engins roulant : Les concessionnaires saisissent le Président Tebboune

Après la lettre du groupement des concessionnaires automobile, c’est autour des opérateurs économiques déjà en activité, assurant la distribution des machines de construction , de manutention, de travaux routiers, mines et agricultures,  de saisir le Président de la République Abdelmadjid Tebboune à travers une lettre déposée au niveau du secrétariat de la Présidence.

Le but de ce courrier étant de trouver, selon eux, une oreille attentive face à « l’absence d’une réponse à nos demandes d’audience formulées à Messieurs les Ministres de l’industrie le 02 mars, le 02 mai et le 22 août 2021″ disent-ils

Dans ce courrier destiné au premier magistrat du pays, les opérateurs d’engins roulant s’interrogent sur les raisons de la suspension de l’activité d’entreprises « qui paient leurs impôts, s’acquittent de leurs charges sociales et qui n’ont commis aucune infraction à la législation nationale pour se trouver aujourd’hui au bord de la faillite ». 

Ils poursuivent :  » Nous ne comprenons toujours pas pourquoi on essaye d’assimiler injustement l’activité de l’importation et de distribution des engins roulants à celle des véhicules. L’activité que nous exerçons est substantiellement différente de celle des véhicules« .

Pour les signataires de la lettre, les équipements de travaux publics, mines, agriculture et manutention « n’ont aucune relation avec le domaine de l’automobile et constitue un outil de travail indispensable à la réalisation et l’exécution de projets d’importance majeure dans le BTP et l’agriculture dont l’économie nationale a grandement besoin ».

Ensuite, comparativement à l’automobile, disent -ils, le secteur des équipements du BTP / Agriculture représente une part marginale dans la balance des paiements en monnaie étrangère, car c’est seulement 365 millions de dollars US contre 3.7 milliards de dollars US pour l’automobile en 2018 et 300 millions de dollars US contre 2.53 milliards de dollars US en 2019. 

Les opérateurs d’engins roulant n’arrivent toujours à comprendre les raisons du refus des pouvoirs publics de s’appuyer sur le tissu des entreprises existantes dans le domaine de la distribution des engins roulants. Des opérateurs qui capitalisent une très grande expérience et un savoir-faire inestimable dans le domaine pour déployer les bases d’une industrie nationale des engins de BTP / Agriculture, au lieu de se diriger vers l’affaiblissement de celui-ci et peut être son anéantissement. 

Les signataires de la lettre tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences dramatiques de ces décisions qui  » risquent de voir disparaître l’ensemble des concessionnaires entraînant dans leur sillage de graves conséquences sociales et économiques résultant de la perte de milliers d’emplois directs et indirects et le ralentissement des projets dans les domaines du bâtiment travaux publics, hydraulique, mines et agriculture.« 

Les opérateurs d’engins roulant demandent au Président de la République de leur permettre de continuer de jouir de leur droit légitime d’exercer leur activité librement conformément à l’article 4 de la loi n° 0.1 08 du 14/08/2004 relative aux conditions d’exercice des activités commerciales. 

Enfin, si des opérateurs locaux n’arrivent pas à trouver une oreille attentive auprès des responsables dans différents ministères afin de trouver solutions à leur problèmes , on imagine mal des investisseurs étrangers dans la construction automobile ou la fabrication de la pièce de rechange prendre le risque d’investir en Algérie sans la moindre garantie et sans aucunes négociations au préalable comme le supposent certains.

Espérons toutefois le contraire

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Nadir Kerri

Journaliste spécialisé en Automobile/Directeur de Publication Autojazair

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