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Groupement des concessionnaires automobiles Algériens : Des véhicules neufs à partir de 99 millions de centimes


Dans une seconde lettre ouverte adressée au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le groupement des concessionnaires automobiles Algériens, vient cette fois ci de dévoiler les prix de quelques véhicules ( différents types ) qui pourront être introduits en Algérie.

Cette lettre intervient alors que des informations faisant état de la volonté des pouvoirs publics de modifier encore une fois l’actuel cahier des charges et qui toucherait cette fois ci les articles 3 et 4 ainsi que le retour de
l’investisseur étranger et de la loi 51/49

Ainsi donc, selon cette missive, les futurs concessionnaires agréées comptent appliquer dès le début de leur activité les prix suivant :

-La citadine d’entrée de gamme sera affichée entre 990 000,00 et 1 800 000,00 Da TTC, selon les marques.

-Les utilitaires légers (Mini Truck) seront proposés à partir de 1 050 000,00 Da TTC.

Les Pick up seront affichés à partir de 2 300 000,00 Da TTC.

Pour les poids lourds, les prix varieront entre 1 900 000,00 et 4 700 000, 00 Da TTC, selon les marques.

Ces prix, ajoute le communiqué des concessionnaires, sont étudiés de telle sorte que la majorité des concitoyens puisse accéder à la possession d’un véhicule neuf, avec une garantie de 05 ans.

« Nous sommes victimes de l’administration »

Le groupement constitué d’opérateurs économiques algériens, qui dispose d’une expérience minimale de 15 ans dans le métier de l’importation et la distribution automobile, se dit victimes de l’administration en raison de l’arrêt de leur activité depuis plus de cinq ans. « Cet arrêt de notre activité a été décidé au 1er janvier 2017, par les autorités de l’époque, malgré le fait que nous ayons répondu au cahier des charges 15-58 qui obligeait les concessionnaires à devenir des industriels en mettant en œuvre de projets industriels ou semi industriels« , est il encore écrit sur cette missive.

Parmi ces industriels, certains ont importé des usines de fabrication qui n’ont jamais démarré, car ils ont avons été écartés aussi bien, pour l’activité industrielle que pour l’importation de véhicules neufs, au profit du groupe des 5+5.
« Aujourd’hui, notre activité en berne depuis des années, risque de nous mener vers la faillite par la faute du comité technique interministériel, qui a prononcé un refus aux vingt postulants à l’agrément dont les dossiers ont été étudiés, même si certains disposent de toutes les installations requises par le cahier des charges ».

« Nous souhaitons que la loi soit respectée »


Le groupement des concessionnaires automobile poursuit dans cette missive en affirmant avoir toujours respecté la législation encadrant leur activité et qu’ils ne sont pas concernés par les rumeurs faisant état de la volonté des pouvoirs publics de modifier encore une fois le cahier des charges régissant cette activité . « Nous ne nous sentons pas concernés par une éventuelle modification du cahier des charges, particulièrement ses articles 03 et 04. Nous voulons simplement que nos droits soient respectés, considérant que nombreux sont les opérateurs nationaux qui répondent au cahier des charges sans aucune difficulté. Nous souhaitons que la loi soit respectée et que ceux parmi nous, qui méritent d’obtenir l’agrément de concessionnaires automobile, l’obtienne dans le cadre de ce que prévoit le cahier des charges et les décrets encadrant notre activité. Que des modifications soient apportées au cahier des charges ne nous gêne en aucun cas. Nous sommes des opérateurs nationaux et à ce titre, les articles 03 et 04 du cahier des charges, objet de ces éventuelles modifications, ne nous dérangent en rien ! Par contre, ce qui risque de nous porter préjudice, c’est la mise en veille de la délivrance des agréments, sous prétexte de ces changements qui remettraient plusieurs mois le redémarrage de notre activité. Ce report probable de la délivrance des agréments va nous porter préjudice et risque de nous plonger dans la faillite. Au regard du fait que nos dossiers
sont en attente depuis l’apparition du cahier des charges 20-227 du 19 Août 2020, nous considérons qu’à partir du moment où nous avons souscrit volontairement et en connaissance de cause aux deux
derniers cahiers des charges, il serait plus juste d’en finir avec nos cas et trancher la question de nos agréments, tout en procédant si l’administration le souhaite, aux amendements des article 03 et 04 du décret exécutif 21-175 du 03 Mai 2021.

Par ailleurs, en qualité d’opérateurs nationaux, les membres du groupement rappellent au président de la république, que les bénéfices dégagés de leur activité ont toujours été réinvestis en Algérie, créant de nouveaux emplois et améliorant sensiblement, d’une année à l’autre, la qualité des prestations offertes. En revanche, les opérateurs étrangers transfèrent chaque année leurs dividendes vers leurs pays respectifs, ce qui représente selon eux, des pertes considérables en devises, pour le trésor public.

Incapacité d’importer la pièce de rechange


La lettre explique aussi qu’en raison de l’absence d’agrément, et avec la modification des codes sur les registres de
commerce, ils ne sont plus dans la capacité d’importer de la pièce de rechange et ainsi, faire tourner le service après-vente. La seconde partie est plus économique et précise.
Des chiffres sont donnés dans le cas où le secteur verrait une relance rapide. Des dizaines de milliers d’emplois seront créés directement et autant indirects ceci grâce au développement du réseau de distribution à travers l’ensemble du territoire national. Ils reviennent aussi sur les bénéfices que le Trésor public pourrait engranger, soit 50 % de taxes.

« Nous souhaitons vous rappeler que le produit automobile est considéré dans le monde entier comme un moteur contribuant efficacement au développement économique et favorisant la croissance. Dans
cette perspective, le véhicule utilitaire, tous segments confondus, permettra aux entreprises algériennes de retrouver dynamisme et croissance. Autre point d’importance, le renouvellement du parc automobile est aujourd’hui plus qu’une nécessité. Les drames qui se déroulent quotidiennement sur nos routes en raison de l’âge avancé des Bus, camions, utilitaires légers et véhicules particuliers, l’absence d’un entretien chez le professionnel et le recours de plus en plus fréquent, des citoyens vers la pièce de contrefaçon, sont autant de motifs qui militent pour le retour de l’importation du véhicules neufs et la pièce d’origine ».

Absence de garantie constructeur et SAV chez les « multimarques »


Enfin , les concessionnaires automobile souhaitent attirer l’attention du Président de la république sur la confusion qui existe par rapport aux importateurs multimarques « qualifiés faussement, de concessionnaires ». « Il est de notoriété publique que le concessionnaire est l’opérateur qui détient un contrat de représentation d’un constructeur automobile. Ce qui est exactement notre cas. En revanche, les importateurs multimarques se contentent d’importer des lots de véhicules acquis en dehors du canal officiel, autrement dit, chez les garagistes, mandataires et réseaux de revente. Ces véhicules sont livrés sans la garantie constructeur, sans service après-vente et sans disponibilité de la pièce d’origine ».

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Nadir Kerri

Journaliste spécialisé en Automobile/Directeur de Publication Autojazair

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