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Le groupement des concessionnaires automobile réponds à « Echourouk »

Dans une lettre ‘ droit de réponse) envoyée à notre rédaction, le groupement des concessionnaire automobile vient de répondre à l’article du journal « echrououk » suite à un article publié jeudi 01 Octobre 2021 et faisant état, selon ses sources, que les membre de ce groupement sont dans l’incapacité de répondre au contenu et exigences du cahier des charges publié dans le journal officiel en date du 09 Mai 2021.

Nous vous livrant l’intégralité de cette lettre afin que nos lecteurs puissent se faire une idée eux même de ce qui se passe dans ce secteur et que nous n’avons jamais cessé de dénoncer à travers écrits et interventions télévisées

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Monsieur le Directeur,

Nous, groupement de concessionnaires automobile, vous demandons de bien vouloir,
insérer le droit de réponse suivant, suite à l’article publié sur votre journal, le Jeudi 30 Septembre
2021, N° 6908, signé par votre journaliste, Imène Kimouche, au sujet de la soi-disant incapacité des
concessionnaires à répondre aux exigences du cahier des charges, publié dans le journal officiel en
date du 09 Mai 2021.
En premier lieu, nous déplorons que votre journaliste n’ait à aucun moment, fait l’effort
de se rapprocher de notre groupement ou au moins, d’un de ses membres, afin de vérifier ses
informations sur le terrain, chez les concernés.
En second lieu, votre journaliste affirme dans son article qu’aucun des postulants à l’agrément de
concessionnaire automobile, n’a pu souscrire aux exigences et conditions énumérées dans le cahier
des charges, en avançant des arguments tels que, l’absence de documents administratifs pourtant
non contenues dans le cahier des charges dans son article 05, ni dans le décret exécutif dans l’article
12, qui mentionnent l’ensemble des documents que doit fournir le postulant. Dans son récit, la
journaliste cite le livret foncier et le permis de construire, sachant que ces deux documents ne
figurent pas dans les textes de loi cité plus haut. Pour votre information, l’article 12 du décret et
l’article 05 du cahier des charges, mentionnent les documents suivants : Titre de propriété, contrat
de location d’une durée de 10 ans, au minimum.
Concernant les cameras de surveillance, nous vous signalons que tous les showrooms et ateliers
d’entretien et de réparation, en sont pourvus, considérant d’une part, que les produits exposés dans
les showrooms et les équipements disponibles dans les ateliers, représentent un très lourd
investissement qui ne peut faire l’objet de la moindre négligence en termes de sécurité. D’autre part,
le constructeur, recommande à son représentant en Algérie, d’équiper ses infrastructures de moyens
de surveillance. Enfin, cette exigence n’est également pas mentionnée dans la loi régissant l’activité
de concessionnaire automobile. Par ailleurs, l’article 07 du cahier des charges mentionne clairement
les équipements dont doit disposer le prétendant à l’agrément.
Pour ce qui est des contrats de concession, nous pouvons comprendre qu’il pourrait y avoir sur
certains, des anomalies ou des incohérences. Mais cela n’autorise pas votre journaliste à mettre
l’ensemble des contrats présentés par les prétendants à l’agrément, dans le même sac. A ce titre,
parmi nous, nous sommes certains que plusieurs contrats sont conformes à la législation algérienne.


A ce titre, si un opérateur prétendant à l’agrément de concessionnaire automobile, a fourni un
document ne correspondant pas aux exigences d’un des articles du cahier des charges ou du décret
exécutif, cela n’autorise également pas votre journaliste à tirer des conclusions hâtives, en affirmant
que l’ensemble des dossiers présentés sont loin d’être conformes. Cela prouverait, selon elle, notre
soi-disant incapacité à répondre aux textes de loi régissant notre activité.

Dans cette perspective, sachez, Monsieur le directeur, que nous sommes nombreux à avoir une expérience de plus de 12 ans, que nous disposons de surfaces largement suffisantes pour notre activité, que nos infrastructures
sont aux standards et aux normes internationales, correspondantes au métier de concessionnaires
automobile, que nos ateliers sont dotés d’équipements de dernière génération afin d’offrir un
service selon les exigences du constructeur, via un personnel technique formé. Aussi, nos dossiers
sont largement conformes aux exigences de la loi.


Selon le même article, il est prétendu la possibilité de voir l’éventualité d’une nouvelle révision du
cahier des charges, sous prétexte, prétendument, que nous sommes dans l’incapacité d’y répondre à
celui en vigueur !

Nous déclarons avec force, que nous sommes contre une éventuelle révision du
cahier des charges, auquel nous avons souscrit en connaissance de cause, car malgré ses contraintes,
nous considérons que la majorité d’entre nous a répondu complètement à ses exigences.
L’éventuelle révision du cahier des charges, si elle est confirmée, voudra dire pour nous, la poursuite
de la gabegie et des pertes financières importantes que nous subissons tous les mois, en moyenne
cinq (05) millions de dinars, depuis l’apparition du cahier des charges 20-227 du 19 Août 2020. Cela
va encore se poursuivre, sans pour autant qu’il n’y est la moindre considération aux efforts et
sacrifices que nous avons consentis pour préserver notre activité et quelques emplois.


Pour notre part, et au regard de l’évolution du dossier automobile, nous constatons que le comité
technique interministériel, a dépassé largement ses prérogatives et les délais impartis par législation
pour l’étude de nos dossiers, cités dans les articles 12, 13, 14, 16 et 17 du décret exécutif 21-175, et
les articles 5, 6, 7 dans le cahier des charges, publié dans le journal officiel N° 34 du 09 Mai 2021.
Cela dénote à nos yeux, d’un manque flagrant de rigueur, et surtout de l’absence de volonté de
mettre fin à la crise du marché de l’automobile.


Malgré ce constat alarmant, nous espérons en tant que groupement d’opérateurs, prétendants à
l’agrément de concessionnaire automobile, que le comité de recours statuera sur les 16 dossiers (et
non 12 comme prétendu par votre journaliste) refusés par le comité technique interministériel, de
manière équitable et juste.


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Nadir Kerri

Journaliste spécialisé en Automobile/Directeur de Publication Autojazair

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